bandeau

Si vous êtes parvenu ici par un autre chemin, allez donc faire un tour du côté de Chantez-vous français


Alphabet phonétique

L’Alphabet Phonétique International est aujourd’hui un outil largement reconnu et universellement utilisé. Malheureusement, le jeu de caractères latin-1, longtemps utilisé pour l’édition HTML, ne contient pas, et de loin, tous les symboles de l’API. C’est la raison pour laquelle j’ai eu recours, à l’origine, à un alphabet phonétique personnel. Toutefois, la généralisation du standard Unicode permet maintenant d’afficher facilement des symboles phonétiques dans un fichier HTML. Si vous utilisez un système d’exploitation récent et un navigateur respectueux des standards, vous pouvez exploiter cette possibilité.

Pour ma transcription latin-1, qui s’affiche lorsque l’affichage API n’est pas activé, je reprends si possible tel quel le symbole de l’API, ou alors un caractère qui lui ressemble de près. Quand cela n’est pas possible, j’essaie d’utiliser un caractère latin-1 qui évoque de près ou de loin le son à représenter. J’utilise l’italique pour mettre en évidence ceux de mes symboles qui, soit n’ont pas d’équivalent exact dans l’API, soit ne correspondent pas de manière univoque à un symbole de l’API.

Comme l’API, j’utilise les deux-points pour marquer la longueur. Ainsi, [oː] correspond à un o fermé long. Lorsque deux voyelles consécutives forment une diphtongue, je note en gras le son proéminent dans ma transcription. Si l’affichaghe Unicode de l’API est activé, l’élément le moins proéminent de la diphtonghe est indiqué par le symbole souscrit idoine (exemple : [au̯]). Je sépare les syllabes par un tiret (-) lorsque l’affichage unicode n’est pas activé et par un point (.) lorsqu’il l’est.

Dans mes transcriptions, je respecte en général le découpage en mots de l’orthographe standard. Ces espaces, destinés à faciliter la lecture, n’ont aucune valeur phonétique. Il est bien sûr clair que, lorsqu’une consonne finale s’enchaîne sur une voyelle initiale, elles tendent à former à elles deux une syllabe qui enjambe la frontière de mot. Je n’utilise le point de syllabation que lorsque je veux souligner cet aspect. Lorsqu’une consonne finale est susceptible d’être ou de ne pas être prononcée selon le contexte phonétique ou simplement le goût du diseur, je la mets entre parenthèses. Quelques voyelles, qui n’ont pas leur équivalent exact en API, sont rendues par des caractères majuscules en italique.

Dans le tableau ci-dessous, j’indique successivement le caractère latin-1 de substitution que j’utilise, sa représentation API sous forme d’un caractère latin-1 ou, à défaut, sous forme d’une image, la même représentation API sous forme d’un caractère Unicode (il est possible qu’elle ne s’affiche pas correctement), une éventuelle dénomination, et je donne finalement un exemple tiré si possible de la prononciation standard du français moderne. Les astérisques renvoient aux exemples sonores (fichiers .aiff) mis à disposition par l’Université de Lausanne, Section de linguistique, dans son excellent cours de phonétique. Ils représentent des réalisations « internationales » des sons notés par l’API et ne sonnent donc pas toujours très « français ». Mes propres exemples (fichiers .wav) se veulent plus spécifiquement francophones et sont signalés par une timbale (timbale).

Si votre système permet l’affichage des caractères Unicode, vous devriez voir des symboles phonétiques (les mêmes que dans la colonne précédente) s’afficher dans la colonne API (Unicode). Dans ce cas, n’hésitez pas à activer l’affichage Unicode des caractères phonétiques pour tout le site. Pour profiter de cette fonction, vous devez posséder un système d’exploitation qui gère Unicode, un bon navigateur récent et avoir installé une police Unicode comprenant les extensions IPA. Pour plus de détails, voyez la page de John Wells.

Désactiver l’affichage Unicode des caractères phonétiques.


Voyelles orales, semi-voyelles et consonnes


HTML 
(Latin-1)
API (image) API(Unicode) Dénomination courante Exemple








a * a a a antérieur tache timbale
â * api  ɑ a postérieur ou vélaire tâche timbale
A (A) a (position non précisée)  
e * e e e fermé blé timbale
è * api ɛ e ouvert tête timbale
È (È) e moyen (entre [e] et [ɛ])  
E (E) e sonore (aperture non précisée)  
i * i i i (français) litimbale
o* o o o fermé hôte timbale
ò * api ɔ o ouvert botte timbale
O (O) o (aperture non précisée)  
u * u u ou français mou timbale
y * y y u français lu timbale
ø * ø ø eu fermé peu timbale
ö * api  œ eu ouvert peutimbale
Ë (api) (Ë)1 e muet, instable ou féminin, labialisé le (fr. moderne) timbale
ë * api  ə e féminin central, non labialisé le (fr. ancien) timbale
semi- 
voyelles
j * j j yod mien timbale
ü * api ɥ   nuit timbale
w * w w   outimbale









p * p p   pou timbale
t * t t   tout timbale
k * k k   cou timbale
b * b b   bout timbale
d * d d   doux timbale
g * g g   goût timbale
m * m m   mou timbale
n * n n   nous timbale
ñ * api ɲ n mouillé ou palatal agneau timbale
Ñ * api ŋ n vélaire parking timbale
f * f f   fou timbale
v * v v   vous timbale
s * s s   poisson timbale
z * z z   poison timbale
Ç * api ʃ   chou timbale
J * api ʒ   joue timbale
l * l l   loup timbale
L * api ʎ l mouillé ou palatal it. figlitimbale
U * api ɫ l vélaire lat. vulg. (ou portugais) alba timbale
r* r r r apical roulé anc. fr. roi timbale
X api ɾ r apical battu anc. fr pere
R * R R r dorsal ou grasseyé fr. standard roux timbale
h * h h h aspiré angl. have timbale



Voyelles nasales

Le français standard connaît quatre voyelles nasales, qui sont mises en évidence par l’opposition :

lent <–> long <–> lin <–> l’un

et que l’API note par la voyelle orale correspondante surmontée d’un tilde (~). Ne disposant pas de tous ces caractères, je place, dans ma transcription latin-1, le tilde avant la voyelle orale qu’il devrait surmonter. Le tableau ci-dessous représente les voyelles nasales dans leur réalisation moderne.


HTML (latin-1) API (Unicode) Dénomination courante Exemple
ɑ̃ a nasal lentimbale
~o2 ɔ̃ o nasal lontimbale
ɛ̃ e nasal lin timbale
œ̃ eu nasal l’un timbale


Pour rendre la sonorité archaïque des voyelles nasales, largement présente dans le chant ancien, j’utilise, lorsqu’il importe de faire la distinction, la notation suivante :
VN
V représente la voyelle orale sur laquelle la nasale archaïque repose, et N le vestige consonantique par lequel elle se termine. [tRɑ̃ble] représente donc la prononciation moderne de tremblé et [tramble] sa prononciation archaïque. On aura de même [mɔ̃te] et [munte] pour monté, [pɛ̃] et [pɛŋ] pour pain.



Autres signes fréquemment utilisés

< et >
Signes de dérivation phonétique, indiquent la succession chronologique de formes dérivées, par exemple : forme ancienne > forme récente.

*
Dans une dérivation phonétique, désigne une forme non attestée, et qui est donc reconstruite de manière conjecturale, par exempe : *aetaticum > âge.


En arrière
Table des matières
Masquer le menu latéral
Alphabet phonétique
Désactiver l’affichage des caractères API (unicode)
En avant




Notes

(Utilisez la touche « retour » de votre navigateur pour revenir au texte)

  1. Il existe un certain flou quant à la notation phonétique de l’e « muet » français. La plupart des dictionnaires utilisent le symbole « e inversé » alors que, selon l’API, ce symbole correspond à un e central non labialisé. Or, l’e « muet » du français standard moderne, quoiqu’assez variable, est le plus souvent labialisé et se réalise donc quelque part entre [ø] et [œ]. Lorsqu’il importe de faire la distinction, je note par [Ë] l’e « muet » moderne labialisé et par [ə] l’e central non labialisé du français ancien.
  2. L’API utilise le symbole de l’o ouvert surmonté d’un tilde. Comme l’o nasal du français moderne est, phonétiquement parlant, plus proche de l’o fermé que de l’o ouvert, j’utilise le symbole de l’o fermé précédé d’un tilde.