Notes

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  1. Grammont, La Prononciation, p. 18-24.
  2. Lote, Histoire du vers, III, p. 169-177.
  3. La diphtongue latine au ne s’est simplifiée en [ò] qu’au ve siècle, soit après la diphtongaison de o bref libre qui intervient au iiie siècle. C’est ce qui explique que, quelle que soit sa position, libre ou entravée, cet [ò] tardif n’ait pas diphtongué. Voir Zink, phonétique p. 51.
  4. Fouché, Phonétique historique, p. 311.
  5. Il s’agit là de la doctrine la plus communément admise en phonétique historique. De Poerck, La Diphtongaison, affirme, non sans arguments, que l’o fermé a pris le timbre [u] dès le gallo-roman ; par suite, la diphtongaison en [ou] ne se serait produite que tardivement (après le ixe siècle) et seulement dans les régions où l’u long latin tardait à se palataliser en [y]. Il n’a guère été suivi par ses pairs. Pour ma part, je me borne à constater que les faits d’assonance et de rime remettent en cause l’existence de la diphtongue [ou], tout au moins dans la langue poétique de la chanson de geste et des trouvères.
  6. Ce fait, et notamment la question de savoir à quel degré o suivi d’une consonne nasale pouvait être nasalisé, est discuté au chapitre sur les voyelles nasales.
  7. Gace Brulé, Poésies, p. 62 (Raynaud 549).
  8. Si l’on suit De Poerck, La Diphtongaison, et van Deyck, La Palatalisation, c’est bien avant la période littéraire que o fermé a pu tendre vers [u]. À l’opposé, Pieter van Reenen, Les Variations, s’appuyant directement sur les graphies des chartes, croit discerner un mouvement de fermeture au cours du xiiie siècle. Voir aussi mon chapitre U.
  9. Thibaut de Champagne, Poésies,  p. 6, 34, 40, 54, 96, 106, 110, 146, 154, 174, 180, 242 (Raynaud 1397, 1467, 1596, 714, 1479, 2032, 510, 2026, 529, 1666, 1393, 1410). Gace Brulé, Poésies, p. 58, 76, 126, 130, 146, 158, 162, 230, 262 (Raynaud 857, 772, 1463, 1893, 1977, 126, 549, 160, 773).
  10. Fouché, Phonétique historique, p. 208.
  11. Fouché, Phonétique historique, p. 207-212.
  12. On a par exemple chose : enclouse dans le Roman de la Rose (vv. 2872-3).
  13. Fouché, Phonétique historique, p. 211.
  14. Conon de Béthune, Chansons, p.11 (Raynaud 1128).
  15. Gace Brulé, Poésies, p. 24, 40, 62, 88, 184, 202 (Raynaud 1465, 762, 1304, 1578, 1422, 1010).
  16. Thibaut de Champagne, Poésies,  p. 22, 244, 182 (Raynaud 996, 1410, 1393).
  17. Colin Muset, Chansons, p. 16, 1-2, 8-9 (Raynaud 972, 966, 1966), etc.
  18. Gautier de Coinci, Les Miracles, I, p. 63 (oneur : desoneur); IV, p. 208 (oneur : greigneur); IV, p. 492 (seigneur : fleur), etc.
  19. Gautier de Coinci, Les Miracles, III, p. 497.
  20. Gautier de Coinci, Les Miracles, I, p. 37 (amor : valor : jor); I, p. 106, 144 (jors : plors); II, p. 6, 30, 199 (amor : jor); II, p. 235 (plors : secors); III, p. 305, 307-308; IV, p. 199, 267 (creator : ato(u)r); IV, p. 376 (criatour : tour < turrem).
  21. Gautier de Coinci, Les Miracles, I, p. 11; II, p. 67, etc.
  22. Fouché, Phonétique historique, p. 308.
  23. Gautier de Coinci, Les Miracles, IV, p. 495.
  24. La Chanson de Roland, v. 1805.
  25. Gautier de Coinci, Les Miracles, II, p. 92, 265; III, p. 72, 102.
  26. Gautier de Coinci, Les Miracles, III, p. 72.
  27. Lote, Histoire du vers, III, p. 174.
  28. Gautier de Coinci, Les Miracles, I, p. 130; II, p. 68, 104, 131, 146, 156; III, p. 132; IV, p. 560.
  29. Gautier de Coinci, Les Miracles, III, p. 239, 292, 338.
  30. Rutebeuf, Œuvres, I, p. 100-147.
  31. Fouché, Phonétique historique, p. 212.
  32. Adam de la Halle, Œuvres complètes, p.309.
  33. Lote, Histoire du vers, III, p. 177.
  34. Jean Bodel, Le Jeu de Saint Nicolas, vv. 516, 519. Cet exemple ne vaut bien sûr que si l’on considère que les formes du verbe corre dérivent non de *curere mais bien de currere, le double r faisant entrave. La Chaussée (Morphologie, p. 170) a donné des arguments convaincants en faveur de currere, alors que Zink (Morphologie, p. 224) défend *curere.
  35. Dérivant de amorem, il devrait logiquement avoir donné ameur, mais cette forme n’est que très rarement attestée. Le pourquoi de l’adoption par la langue française de la forme amour a fait l’objet de multiples conjectures (Voir par exemple Schmitt, Cultisme ou occitanisme ?). Roman de la Rose , vv.1459-60, 2659-60, 5531-2.
  36. Roman de Fauvel, vv. 53-4, 829-30, 975-6. Pièces monodiques, p. 100.
  37. Roman de Fauvel, vv. 83-4, 1155-6, 1195-6.
  38. Le Roman de Fauvel, Pièces monodiques, p. 66-7, 98, 111-112, 113, 140.
  39. Guillaume de Machaut, Poésies lyriques, p. 273-275.
  40. Charles d’Orléans, Poésies, p. 23, 24, 261, 381.
  41. Charles d’Orléans, Poésies, p. 325, 381.
  42. Charles d’Orléans, Poésies, p. 400.
  43. François Villon, Poésies complètes, Le Testament, vv. 622-4.
  44. Chansonnier cordiforme, p. 74; Chansonnier Nivelle, f° xli v°; Chansonnier Mellon, f° 14 v°, 50 v°.
  45. Langlois, Recueil, p. 79, 80, 95, 154, 155, 209, 383.
  46. Charles d’Orléans, Poésies, p. 387 (-o); 12, 476 (-oles); 113, 181, 267, 409 (-ors); 9, 262, 275, 283, 300, 337, 446, 464, 470, 475, 479, 523, 524 (-ort); 4, 161, 242, 392 (-orte); 10, 109, 284, 320, 423 (-os); 103, 519 (-ose); 326, 342 (-oses); 285 (-ot).
  47. François Villon, Poésies complètes, p. 155, 251 (-o); 177 (-obes); 79 (-obles); 271 (-oche); 161 (-ofle); 23 (-ol); 63, 113, 155, 185, 187 (-olle); 79 (-olles); 51 (-op); 31, 235, 237 (-or); 55 (-orde); 149 (-orge); 47, 193, 197 (-ors); 55, 223, 225 (-ort); 203, 247, 249 (-orte); 35, 137, 185 (-os); 123, 143 (-ose); 29, 205 (-osse); 111, 211, 181, 183 (-ot); 53 (-ote); 89, 213, 215 (-otes).
  48. François Villon, Poésies complètes, Le Testament, vv. 1969-94, 1073-6, 1647-50, et p. 273.
  49. Langlois, Recueil, p. 76, 136, 138, 356, 391, 398.
  50. Langlois, Recueil, p. 86, 136, 337, 347, 356, 360, 376, 422.
  51. Langlois, Recueil, p. 74, 82, 87, 336, 413.
  52. Clément Marot, Œuvres lyriques, p. 100, 108, 167, 198, 200, 381.
  53. Clément Marot, Œuvres lyriques, p. 99, 115, 260 (-o); 97, 147, 218, 251, 398 (-oche); 129, 180, 281, 295, 344, 387 (-olle); 257 (-orce); 99, 112, 123, 133, 152, 153, 167, 173, 182, 212, 242, 298, 313, 358, 395 (-ord/ort); 135, 137, 296 (-orde); 170, 278, 331 (-ore); 141, 317, 357 (-ores); 243, 326 (-orme); 94, 96, 130, 165, 180, 185, 194, 293, 380, 383 (-ors/-orz); 111, 119, 199, 216, 222, 226, 232, 234, 253, 256, 265, 304, 312, 350, 356, 389 (-orte); 158, 169, 235, 238, 248, 346, 380, 388 (-os/-oz);103, 108, 211, 232, 246, 247, 259, 264, 267 (-ose); 143, 239, 245, 271, 331, 342, 348, 369, 376, 385 (-oses); 318 (-osse); 158 (-ot); 381 (-otte).
  54. Pierre de Ronsard, Les Amours, p. 11, 461.
  55. Pierre de Ronsard, Œuvres complètes, I, p. 147, 152, 263; II, p. 61, 83, 110, 117, 127. Les Amours, p. 211, 255.
  56. Pierre de Ronsard, Œuvres complètes, XIV, p. 23.
  57. Pierre de Ronsard, Les Amours, p. 45, 129, 351. On remarquera de plus que vole : pole serait une rime régulière selon les canons de La Noue et que c’est parce que nous prononçons aujourd’hui l’s final du mot os et pas ceux de dos ou flo(t)s que ces rimes nous semblent irrégulières.
  58. Joachim Du Bellay, Regrets, sonnets xlviii, clii, cliii. Jacques Peletier, Œuvres poétiques, p. 127, 194.
  59. Etienne Jodelle, Œuvres complètes,  I, p. 433, II, p. 311.
  60. Etienne Jodelle, Œuvres complètes, I, p. 126.
  61. Etienne Jodelle, Œuvres complètes, I, p. 100, 137, 140, 178, 184, 212, 238, 251; II, p. 37, 47, 193, 202, 204, 338.
  62. Etienne Jodelle, Œuvres complètes, I, p. 287, 373; II, p. 163, 183, 207, 323.
  63. François Malherbe, Œuvres poétiques, I, p. 208, 268.
  64. R. Desrochers, Les Voyelles posterieures, suggère que l’ouïsme courtisan ne touche que des o longs comme celui de chose, et que, plutôt qu’en une fermeture de [o] en [u], il consiste en une fermeture de [ò] en [o]. Cette hypothèse est séduisante, mais elle se heurte au témoignage de Tabourot, qui est le plus important et le plus détaillé que nous possédions à ce sujet, et que Desrochers, si l’on en juge par ses indications bibliographiques, n’a pas consulté directement. Les exemples donnés ici montrent bien que, selon Tabourot, les ouïsmes des courtisans touchent aussi bien des o brefs que des o longs, et que leurs résultats sont censés rimer avec des mots dont l’[u] (< o fermé du roman) est incontestable. Cela n’empêche pas bien sûr qu’on ait pu considérer ici ou là comme des ouïsmes la forme « édulcorée » que défend Desrochers. Il faut néanmoins admettre que c’était bien l’ouïsme « pur sucre » qui caractérisait l’usage de la Cour.
  65. Straka, Les Rimes classiques, p. 90-96.
  66. Voir à ce propos, Ouellet, De la longueur des voyelles, p. 232 et sq.
  67. Pierre Corneille, Théâtre complet. Mélite, vv. 575-6; La Veuve, vv. 1143-4; L’Illusion, vv.1621-2; La Suite du Menteur, vv. 1105-6; Tite et Bérénice, vv. 403-4.
  68. Pierre Corneille, Théâtre complet. Horace, vv. 479-80; Cinna, vv. 853-4; Don Sanche, vv. 229-30; Sophonisbe, vv. 1033-4; Agésilas, vv. 1872-4; Pulchérie, vv. 857-8; Psyché, vv. 506-9, 926-8; Suréna, vv. 1557-8.
  69. Zink, phonétique historique, p. 49-51, 72 ; Fouché, Phonétique historique, p. 425-427.
  70. Zink, Phonétique historique, p. 205  Fouché, Phonétique historique, p. 426-428, 436.
  71. Tory, Champfleury, f° li v°.
  72. Dubois, Isagoge, p. 2, 8-9.
  73. Dubois, Isagoge, p. 17, 29, 33, 49, 79.
  74. Meigret, Traite, f° D.
  75. Meigret, Traite, f° D v°-D ii.
  76. Meigret, Grammère, f° 6 v°. C’est moi qui souligne.
  77. Meigret, Grammère, f° 36 v°.
  78. Meigret, Grammère, f° 8.
  79. Peletier, Dialogue, p. 22.
  80. Meigret, Réponse à Peletier, f° 7-7v°.
  81. Meigret, Traite, f° D iv; Réponse à Peletier, f° 3; Defenses, f° B v°; Grammère, f° 2.
  82. Peletier, Dialogue, p. 5, 7, 18, 80, 97.
  83. Peletier, Dialogue, p. 13, 14, 73, 74, 79, 92.
  84. Peletier, Dialogue, p. 17.
  85. Peletier, Œuvres complètes, X, p. 61.
  86. Ramus, Grammère, p. 27-28.
  87. Comme me le fait remarquer Morin, il vaudrait mieux dire « serrées et arrondies » car Ramus n’emploie pas expressément le qualificatif « fermé ».
  88. Ramus, Grammaire, p. 5-15.
  89. Ramus, Grammaire, p. 68, 129, 137, 148, 150.
  90. Ramus, Grammaire, p. 153.
  91. Haec vocalis in ipsa palati testitudine quasi echo quedam resonat, minus quidem clare quam a, non tamen ita obscurè ut ou diphtongus, qua in re à Bituricensibus & Lugdunensibus, aliisque non paucis populis peccatur, qui pro nostre noster, vostre, vester : le dos dorsum, pronuntiant noustre, voustre, le dous. Bèze, De Pronuntiatione, p.16.
  92. Bèze, De Pronuntiatione, p. 43, 49.
  93. Bèze, De Pronuntiatione, p. 78-80.
  94. Bosquet, Elemens, p. 9, 10, 13.
  95. Thurot, I, p. 240-244.
  96. Arnaud et Lancelot, Grammaire générale, p. 9.
  97. Thurot, I, p. I, 243.
  98. Blegny, L’orthographe françoise, p. 5.
  99. Oudin, Grammaire (1632), p. 9.
  100. Oudin, Grammaire (1632), p. 33.
  101. Chifflet, Essay, p. 171.
  102. Lartigaut,Les principes infaillibles, p. 21-22.
  103. Hindret, L’Art de bien prononcer, p. 132-197.
  104. Dangeau, Opuscules, p. 3-4.
  105. Dangeau, Opuscules, p. 48-49.
  106. Dangeau, Opuscules, p. 184.
  107. Boindin, Œuvres, II, p. 2-3.
  108. Boindin, Œuvres, II, p. 25.
  109. D’Olivet, Remarques, p. 85.
  110. D’Olivet, Remarques, p. 77, 85-89.
  111. Seul Desrochers, Les Voyelles postérieures, se l’est posée. Voir aussi Billy, Il faut qu’un o soit ouvert ou fermé, Le timbre et les oppositions… et Les oppositions de durée en français littéraire… , trois travaux fouillés largement postérieurs à la rédaction principale du présent chapitre qui, sans fournir d’argument décisif, tendent à accréditer l’opinion de Thurot sur l’interversion des qualificatifs ouvert et fermé.
  112. Thurot, I, p. 244.
  113. Nicolas Beauzée, Grammaire générale, p. 9.
  114. On ne peut donc adhérer à l’explication de Gouvard, L’analyse de la prosodie, qui veut voir un [o] dans ce que Beauzée appelle « o grave » et un [ò] dans ce qu’il appelle « o aigu ». De la même manière, Beauzée n’a jamais prononcé il tette fermé ([tet]), comme le pense Gouvard, mais bien [tèt], soit la variante aiguë (donc brève) de e ouvert.
  115. Jean-Antoine de Baïf, Etrénes, p. 2, 3, 4, 7, 8 (ma numérotation des pages de l’introduction), f° 1, 8 v°, Ps. 17.
  116. Jean-Antoine de Baïf, Etrénes, f° 2, 3 v°.
  117. Jean-Antoine de Baïf, Etrénes, f° 1 v°, 10.
  118. Jean-Antoine de Baïf, Etrénes, p. 3, 4, 5, 6 (ma numérotation des pages de l’introduction).
  119. Fouché, Phonétique historique, p. 212.
  120. Mersenne, Embellissement des chants, p. 378, in Harmonie universelle, vol. 2 du fac-similé.
  121. Bacilly, Remarques, p. 273-274.
  122. Bacilly, Remarques, p. 279, 371.
  123. Bacilly, Remarques, p. 282-283.
  124. Brossard, Traité, p. 344.
  125. Bérard, Art du Chant, p. 60.
  126. Raparlier, Principes, p. 43.
  127. Lécuyer, Principes, p. 9.
  128. Billy, Il faut qu’un o.


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